Prendre soin de soi

 

   martien fleur       Prendre soin de soi : un instinct naturel

Quand nous prenons naturellement soin de nous….

Il nous semble élémentaire et nécessaire de : prendre notre douche tous les matins, nous laver les dents…. Nous ne trouvons pas déplacé ou inutile de le faire tous les jours, voir plusieurs fois par jour… Par contre lorsqu’il s’agit de notre monde intérieur que faisons nous ?C’est plutôt à l’image d’un jardin en friches : guidé par des pensées répétitives, erronées et compulsives- balloté par des émotions dont nous ne comprenons pas le sens…De même, si nous nous coupons le doigt, nous voudrons nettoyer la plaie, la panser, et l’aider à guérir. C’est la compassion pour soi-même innée. Mais qu’en est il lorsque notre bien être émotionnel est menacé ? Ce qui fonctionne pour la survie physique ne semble pas marcher pour notre survie émotionnelle. Instinctivement nous combattons les émotions déplaisantes comme s’il s’agissait d’ennemis externes, et ce combat intérieur complique encore plus les choses.

La compassion pour soi- même est la chose la plus naturelle au monde.
Tout commence par l’intérêt pour soi-même, par son propre fonctionnement.
Pourtant il est amusant de noter que nous tournons souvent nos regards vers nous même en dernier lieu. Nous essayons toujours de transformer ce qui est projeté plutôt que de clarifier le projecteur.
Nous trouvons de nombreuses raisons ou objections à ne pas prendre soin de nous à ce niveau. Interrogez vous: parmi les croyances listées ci dessous, certaines vous appartiennent-elles? (d’après Christophe André, Imparfaits, libres et heureux)
A force de me regarder le nombril, je vais devenir complaisant envers moi-même
En fait il ne s’agit pas de tolérer des comportements néfastes ( tolérer= refuser en regardant ailleurs). La valorisation de l’estime de soi ne débouche pas sur le culte du moi, mais plutôt sur un regard différent porté sur soi-même.
Si je me coupe de mes émotions « naturelles » je vais devenir terne, sans saveur, sans couleurs 
Certaines personnes peuvent voir dans leurs colères et excès  des preuves de leur personnalité. Il y a souvent aussi derrière ce type de pensée des croyances fortes au sujet de l’émotion : mieux vaut ne pas aller voir de trop près (danger), on doit garder sa spontanéité (peur)
En réalité le gain de sérénité apporté par l’ acceptation ne se fait pas aux dépens de sa personnalité, il libère la personne de ses émotions pathologiques!
On va finir tous pareils, tous formatés
Crainte d’un univers formaté, où chacun serait paisible et serein : crainte théorique, qui nous projette dans un futur très lointain !
la compassion pour soi-même et les autres est un don, un charisme qui ne s’apprend pas.
Certaines cultures le cultivent et l’entretiennent.

On ne s’accepte pas parce qu’on est persuadé qu’il y a un danger à le faire ; danger envers soi : s’accepter, c’est se laisser aller. Danger pouvant venir des autres : s’accepter, dans ce que l’on a de vulnérable et de fragile, c’est s’exposer à la critique, au jugement et au rejet.On comprend que nos craintes  dépendent en fait  de nos croyances implicites sur nous même et les autres, le monde…
en réalité la non  acceptation de soi-même est un évitement.

Choisir sa vie, c’est inventer en permanence de nouvelles manières d’être au monde.
Grandir et aimer ce qui vient ( Fritz Perls)

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