Dissociation sensorielle

Nous reconnecter à nos cinq sens nous permet d’être immédiatement dans le moment présent et de le « sentir ». Nous augmentons ainsi notre acuité sensorielle et notre capacité à ressentir. Et nous nous déconnectons du mental.

Je choisis un endroit tranquille, où je suis en sécurité. Cela peut-être un endroit neutre, comme un bureau sans charme, cela peut être au bord de la mer…. Je dispose au minimum de dix minutes de temps long. Je m’assois confortablement .Je peux enlever ma montre si j’en porte une, mes chaussures- et j’en porte probablement si je ne suis pas au bord de la mer. Mes pieds sont bien à plat sur le sol, mon dos droit, je peux l’appuyer contre le dossier de la chaise-  je suis détendu sans être avachi. Je ramène gentiment mon attention sur le va-et-vient du souffle. Mon ventre se gonfle, se dégonfle. Je prends le temps de m’installer avec ma respiration.

Puis je vais ramener mon attention sur ce que mes yeux me transmettent comme informations : je promène mon regard autour de moi sans forcément tourner la tête d’un côté ou de l’autre. Avez-vous remarqué comme notre regard balaie de droite à gauche et de haut en bas sans noter les détails qui ne l’intéresse pas ?  J’observe les formes, les couleurs, les matériaux, les ombres, ce qui se présente à ma vision sans commenter mentalement ce que je vois. Je suis attentif aux détails.  Puis je réduis mon champ de vision, je l’immobilise sur un point, assez proche en face de moi. Ensuite je peux fermer les yeux, rester quelques secondes avec ma respiration.

Maintenant, je vais aller à la rencontre de ma perception auditive : qu’est-ce que mes oreilles me transmettent comme informations ? Je prends conscience des bruits, des sons qui m’entourent, plus ou moins proches. Je prends conscience de leurs différents niveaux de proximité. Certains apparaissent un peu plus tard… Comme ce bourdonnement diffus  dans mes oreilles ? Je prends le temps de les noter. Je pense à respirer…

Les yeux toujours fermés, je poursuis mon exploration : maintenant je vais voyager avec mes perceptions kinesthésiques. Externes d’abord : points de contact avec le support, surface sous mes pieds, cheveux dans mon cou, col de ma chemise, contact de mes vêtements contre ma peau…Température de l’air… Puis j’oriente doucement mon attention vers l’intérieur : comment est-ce ? Je perçois des zones de tensions s’il y en a, des zones de détente. Je sens mes côtes qui s’écartent, se rapprochent au rythme de ma respiration. Battements de mon cœur….

Au moment d’un inspir, je remonte dans ma perception olfactive : je me concentre sur l’air que je respire, y-a-t-il une odeur même très légère? De la même façon, je peux noter l’absence d’odeur…

Et je termine mon voyage par une dernière escale dans ma perception gustative : en décodant attentivement ce que ma bouche et ma salive ont conservé comme saveurs. Peut-être qu’il n’y en aura pas et que seule une absence de goût attirera mon attention.

 

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