Citadelle intérieure

Partir à la recherche de sa citadelle intérieure  

Ce temps d’arrêt dans ma vie, temps en suspension, m’a donné envie d’écrire sur la recherche de sa citadelle intérieure, ce lieu sur connu de nous seul. En dernier recours, il sera notre refuge au coeur de la tempête, havre de paix et de sécurité lorsque nous nous retrouvons en pays hostile, en des terres où peu de personnes souhaitent vraiment nous accompagner, lorsque nous traversons des déserts sans rencontrer « âme qui vive ».

 Oser avancer seul

Pour découvrir cet endroit , il nous faudra nous aventurer hors des temps et lieux connus, alors c’est en général quand nous ne pouvons pas faire autrement – quand nous sommes projeté en un autre temps, un autre lieu, déconnecté de notre quotidien, quand nous vivons une perte, une maladie, une rupture de nos modes de vie quotidiens, nos modes de pensée habituels et rassurants. Dans l’obscurité, nous partons à la recherche d’une lumière qui pourra réchauffer notre coeur.

Mais avant de nous engager dans notre recherche, il est un préalable indispensable, incontournable: il nous faut connaître, et reconnaître, et admettre notre solitude, notre tristesse, et notre état présent. Car c’est lui qui induit en nous, ce besoin puissant de trouver un refuge, une lumière inaltérable et éternelle.

  La belle au bois dormant

« Comme la belle en son château du Bois Dormant, je me suis endormie dans une fête pleine de danses et de paillettes . Mais lorsque je me suis réveillée, les invités avaient fui , les lumières étaient éteintes, tout était sombre ; les parements d’or aux murs, les grandes tapisseries colorées avaient été emportés, ainsi que les lustres de cristal qui cliquetaient au plafond ; la musique s’était tue, et tous les musiciens, jongleurs, danseurs qui circulaient entre les tables avaient disparu , comme engloutis dans le néant par un dernier claquement de doigt du magicien ; le feu qui flambait gaiement dans les grandes cheminées s’était éteint, et il ne subsistait de lui qu’une vague odeur de cendres froides ; mais plus nul fumet des mets exotiques, des lourdes victuailles qui recouvraient les tables. Les immenses pièces vides étaient glaciales. De ma robe de bal, il ne restait plus rien, pas plus que des pierres précieuses qui l’ornaient, pas plus que des bijoux que je portais : j’étais nue, entièrement nue, et je grelottait de froid dans un immense château en ruines, déserté et lugubre.
C’est ainsi que je pris naissance dans le Nouveau Monde. »

 

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