Pourquoi consoler son enfant intérieur

Cet article est paru sur le blog  Apprendre à éduquer

   L’Adulte intérieur aimant 

Margaret Paul est médecin, psychothérapeute. Elle a conçu une approche pour consoler son enfant intérieur à travers un processus d’attachement.
Margaret Paul estime que nous avons deux parts en chacun de nous : l’Adulte Intérieur qui peut être aimant ou non et l’Enfant Intérieur qui peut se sentir aimé quand il est soutenu par l’Adulte Intérieur aimant ou abandonné quand il est négligé par l’Adulte Intérieur.
Ou bien notre Enfant Intérieur se sent aimé et relié à notre Adulte Intérieur parce que celui-ci reste à l’écoute de ses émotions, de ses désirs et de ses besoins, ou bien il se sent privé d’amour, abandonné et seul intérieurement, parce que l’Adulte a choisi de ne pas prendre la responsabilité de ses sentiments et de ses besoins. – Margaret Paul

Quand il se sent aimé, soutenu, compris, entendu, encouragé, reconnu, accepté par l’Adulte Intérieur, l’Enfant Intérieur fait preuve de créativité, d’énergie, de curiosité, de sensibilité, d’empathie et d’ouverture.
Pourtant, ce lien d’attachement entre Adulte Intérieur et Enfant Intérieur est rare. Plutôt que de s’ouvrir et d’accepter de grandir à travers la souffrance en analysant les croyances erronées issues des expériences passées, l’Adulte a tendance à se protéger, à se fermer aux émotions difficiles et donc à abandonner l’Enfant Intérieur.
Or tant que l’Enfant Intérieur se sent privé de l’amour inconditionnel de l’Adulte Intérieur, les croyances erronées que l’Enfant Intérieur s’est forgées sont renforcées : il se croit mauvais, fautif, indigne, insignifiant, déficient pour une raison ou une autre; il pense qu’il n’est pas assez, qu’il ne suffit pas tel qu’il est; qu’il n’a pas de valeur et ne mérite pas d’être aimé inconditionnellement dans la gratuité des sentiments.Lire la suite

Comment tenir nos engagements avec nous-même?

Article paru dans Open Mind de Juin

 S’engager dans quelque chose qui est bon pour soi

Traditionnellement, la nouvelle année est porteuse de «  bonnes résolutions », engagements que l’on se fait à soi-même. Ces engagements concernent souvent notre propre personne –  nous souhaitons modifier, interrompre des comportements et habitudes  que l’on estime contraires à notre bonne santé physique ou morale – se remettre au sport, arrêter de fumer, limiter le temps sur le téléphone – ou initier des comportements, habitudes de vie propices à notre bien-être : suivre un cours de yoga une fois par semaine, consacrer une soirée par mois à une sortie entre amis, jusqu’à oser envisager un changement important «  cette année c’et sur je change de job »  … De manière rituelle, nous cherchons à marquer cette année qui s’annonce par un renouveau, une rupture, une prise de décision forte.
Et nous avons raison de choisir ainsi un moment de l’année chargé de sens pour émettre nos vœux personnels. Un engagement est porté aussi par le moment spécifique auquel on le prend – et ce moment-là de l’année symbolise, avec le retour de la lumière victorieuse de l’obscurité, un grand renouveau célébré déjà bien avant le nouvel an chrétien.
C’est donc une période propice chargé en énergie, en espoir, en symboles… Cependant, choisir le bon moment ne semble pas suffire à transformer nos vœux en réalité. Lire la suite

Citadelle intérieure

Partir à la recherche de sa citadelle intérieure  

Ce temps d’arrêt dans ma vie, temps en suspension, m’a donné envie d’écrire sur la recherche de sa citadelle intérieure, ce lieu sur connu de nous seul. En dernier recours, il sera notre refuge au coeur de la tempête, havre de paix et de sécurité lorsque nous nous retrouvons en pays hostile, en des terres où peu de personnes souhaitent vraiment nous accompagner, lorsque nous traversons des déserts sans rencontrer « âme qui vive ». 

 Oser avancer seul

Pour découvrir cet endroit , il nous faudra nous aventurer hors des temps et lieux connus, alors c’est en général quand nous ne pouvons pas faire autrement – quand nous sommes projeté en un autre temps, un autre lieu, déconnecté de notre quotidien, quand nous vivons une perte, une maladie, une rupture de nos modes de vie quotidiens, nos modes de pensée habituels et rassurants. Dans l’obscurité, nous partons à la recherche d’une lumière qui pourra réchauffer notre coeur.

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Différents types de méditation de pleine conscience pour différents effets

Il a été démontré à plusieurs reprises que la méditation de pleine conscience peut avoir des effets positif sur certains aspects de la santé et du bien-être.
Mais il demeure à préciser quels types de pratiques mentales produisent quels effets et quels sont les processus impliqués.

D’autres questions en suspens sont, par exemple, est-ce que de telles pratiques peuvent induire une plasticité cérébrale structurelle et modifier les réseaux cérébraux qui sous-tendent ces compétences, et quelles méthodes d’entrainement sont les plus efficaces pour réduire le stress social.

Les bénéfices de la pleine conscience et la méditation doivent être mieux démontrés, estimaient plus tôt ce mois-ci 15 experts dans la revue Perspectives on Psychological Science. Ils appelaient à mieux spécifier quelles pratiques ont des effets sur des capacités particulières. La présente étude représente certainement un avancement dans la bonne direction.  Lire la suite

Autobienveillance: s’aimer d’abord

Comment aimer sans s’aimer ?

Un article paru dans Psychologies – Entretien  avec Jacques Salomé : Comment aimer sans s’aimer ?

Psychologies : L’amour de l’autre peut-il suppléer au manque d’amour de soi ?

Jacques Salomé : C’est, je crois, l’un de nos désirs les plus absurdes. C’est une utopie. L’amour de l’autre peut donner l’impression de combler ce manque, en soi, de ne pas savoir s’aimer, en recouvrant l’angoisse d’un voile de tendresse et de sécurité très aléatoires, mais c’est une illusion aussi dangereuse que vaine. Lorsque l’on ne s’aime pas, on est dans l’attente d’un amour inconditionnel, et ce type de demande conduit immanquablement à mettre à l’épreuve l’amour de l’autre constamment, sans relâche.
C’est s’obliger à vivre en permanence avec la peur au ventre, et dans l’incertitude d’être réellement aimé. Un homme me racontait que sa compagne maltraitait son amour, tirant tellement fort sur la relation que celle-ci menaçait de rompre. En mettant à l’épreuve les sentiments de son partenaire, cette jeune femme lui demandait implicitement : « Est-ce que tu m’aimeras quand même si je suis moche avec toi, si je te trompe, si tu ne peux pas me faire confiance ? » L’amour qui ne s’inscrit pas dans une relation de qualité n’est ni nourrissant ni structurant.Lire la suite